El Siglo Futuro - Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron

Madrid -
Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron
Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron / Photo: © GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Le groupe Disney choisit Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions, comme futur patron

Le géant du divertissement Disney a annoncé mardi que Josh D'Amaro, responsable des parcs d'attractions du groupe, avait été désigné à l'unanimité du conseil d'administration pour succéder au patron historique Bob Iger.

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Cette nomination doit prendre effet lors de la prochaine assemblée générale des actionnaires de la Walt Disney Company, le 18 mars.

M. D'Amaro, 54 ans et employé chez Disney depuis 28 ans, entrera dans la foulée au conseil d'administration, selon un communiqué.

"Josh D'Amaro dispose d'une rare aptitude à inspirer par sa gouvernance et son innovation, d'un œil affuté pour les opportunités de croissance et d'une profonde passion pour la marque Disney", a commenté James Gorman, président du conseil d'administration, cité dans le communiqué.

D'après le groupe, M. D'Amaro est "l'architecte de la plus vaste expansion mondiale de l'histoire de Disney Experiences (parcs d'attractions et croisières, NDLR), et il a mené cette branche vers de nouveaux sommets financiers et créatifs, et de satisfaction du public".

Parmi ses faits d'armes, il a notamment piloté la création des parcs "Star Wars: Galaxy's Edge", en Californie et en Floride, ainsi que le nouveau parc d'Abou Dhabi dont l'ouverture a été annoncée en mai 2025 ou encore le partenariat avec Epic Games autour du jeu vidéo Fortnite.

Vers 15H20 GMT, l'action Disney reculait de 1,28% à la Bourse de New York.

Le groupe a publié lundi des résultats supérieurs aux attentes du marché pour le premier trimestre de son exercice comptable décalé (clôturé fin décembre), marqué par le dynamisme de ses parcs d'attractions et croisières, mais il a averti d'un possible ralentissement aux Etats-Unis.

Selon le communiqué de mardi, la branche des parcs d'attractions est la plus grosse du groupe avec un chiffre d'affaires annuel de 36 milliards de dollars - sur un total de 94,4 milliards - et 185.000 employés dans le monde.

- Passation en douceur -

En fin de semaine dernière, plusieurs médias américains avaient rapporté que Bob Iger, 74 ans, envisageait de quitter Disney avant la fin de son contrat fin 2026.

Interrogé sur son bilan lors d'une conférence téléphonique de présentation des résultats, l'intéressé n'avait pas donné d'indication au sujet d'un départ anticipé.

"L'entreprise est en bien meilleur état qu'il y a trois ans", avait déclaré Bob Iger, en référence à son retour aux manettes pour remplacer Bob Chapek.

Aucune raison n'avait été donnée au sujet du départ de ce dernier, qui avait succédé à M. Iger au tout début de la pandémie de Covid-19 en 2020. Il avait dû gérer la fermeture, puis la réouverture, des parcs d'attractions mais aussi l'expansion du streaming.

"Nous n'aurons pas le même drame que la dernière fois, je peux vous l'assurer", a relevé James Gorman mardi sur la chaine CNBC.

"Mon successeur (...) va hériter d'une situation favorable pour ce qui est de la santé de la société et des opportunités de croissance", avait affirmé lundi M. Iger, qui a déjà été PDG de Disney de 2005 à 2020 puis président du conseil d'administration en 2020-2021.

Selon le communiqué de mardi, pour assurer une transition en douceur, il restera conseiller et administrateur du groupe jusqu'à son départ en retraite le 31 décembre 2026.

Pendant son ère, Disney a acquis Pixar, Marvel, Lucasfilm et 21st Century Fox, a ouvert son premier parc d'attractions en Chine et a lancé les services de streaming Disney+ et ESPN+.

Il avait accepté en novembre 2022 de revenir à la tête du "Royaume enchanté" pour deux ans avec l'objectif d'établir une stratégie pour "une croissance renouvelée", avait précisé Disney à l'époque.

Durant ces quelques années, il a en particulier réduit les coûts, licencié des milliers d'employés et restructuré des activités, épongé les pertes dans le streaming, etc.

V.Martin--ESF