El Siglo Futuro - Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes

Madrid -
Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes
Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes / Photo: © AFP

Airbus: une seconde ligne d'assemblage A320 à Toulouse, pour honorer les commandes

L'avionneur européen Airbus a inauguré lundi sur son site toulousain une seconde ligne d'assemblage pour l'A320, sa famille d'appareils la mieux vendue, un "jalon décisif" qui doit l'aider à tendre vers son objectif de production de 75 avions par mois fin 2027.

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"On ouvre une nouvelle page, on se projette sur l'avenir du programme A320, il est encore là pour des décennies", s'est félicité Guillaume Faury, patron d'Airbus.

Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, présent pour l'occasion, a de son côté estimé que cette nouvelle ligne constituait un "jalon décisif pour (le) groupe et l'ensemble de la filière aéronautique française et européenne".

Cette deuxième infrastructure à Toulouse porte à dix le nombre total de lignes d'assemblage de l'A320, avec les huit autres réparties entre Hambourg (Allemagne, 4), Mobile (Etats-Unis, 2) et Tianjin (Chine, 2).

"Notre outil est désormais paré, (...) nous avons dix lignes pour nous préparer à pouvoir monter en cadence (pour atteindre) 75 avions par mois à fin 2027", a souligné Fabrice Lepage, responsable du site de production A320 à Blagnac, dans la proche banlieue toulousaine.

Ce site est installé dans le gigantesque hall Jean-Luc Lagardère (50 hectares) qui abritait auparavant la chaîne de production de l'A380, arrêté en 2019.

Le site, où la première ligne d'assemblage A320 avait été inaugurée en 2023, est désormais capable de produire tous les produits de la gamme A320, comme sa version allongée (A321) ou longue distance (A321 XLR).

Sur un carnet de commandes de quelque 10.000 appareils à livrer, 7.500 sont de la famille A320, a souligné M. Faury, rappelant que le groupe restait pénalisé par le manque d'approvisionnement en moteurs par l'américain Pratt & Whitney.

"En 2026, on a eu moins de moteurs de la part de Pratt & Whitney que ce dont on avait besoin pour la montée en cadence, donc on a ralenti notre montée en cadence en 2026, on va ré-accélérer en fonction des volumes de moteurs que l'on aura", a dit le patron d'Airbus.

"On est en train de travailler la copie, c'est un sujet difficile (...) c'est une situation qui devrait avoir trouvé sa résolution d'ici la fin de l'année prochaine", a-t-il ajouté.

S.Martinez--ESF