JO-2026: Derniers préparatifs avant le feu d'artifice de la cérémonie d'ouverture
C'est un marathon de sept années qui va prendre fin vendredi avec la cérémonie d'ouverture et les organisateurs des JO-2026 ont mis à profit la dernière journée jeudi pour que les Jeux de Milan Cortina (6-22 février) tiennent les promesses faites en 2019.
Après deux jours ininterrompus de chutes de neige et d'épais brouillard, le soleil, enfin, sur Cortina d'Ampezzo.
Il est resté certes timide sur la station chic des Dolomites qui accueille pour la deuxième fois, après 1956, les JO d'hiver, mais il a permis aux organisateurs d'avancer dans les travaux d'aménagement de l'aire d'arrivée de l'"Olimpia delle Tofane", la piste où s'expliqueront Lindsey Vonn, Mikaela Shiffrin et les autres stars du ski alpin féminin.
A Milan, où la flamme olympique est arrivée jeudi soir après un parcours de 12.000 km, les organisateurs ont pu pousser un ouf de soulagement.
L'Arena Santagiulia, dont la construction a pris du retard et a longtemps inquiété les responsables du Comité international olympique, de la Fédération internationale de hockey et de la Ligue nord-américaine (NHL), a réussi son baptême du feu.
A l'autre bout de Milan, le stade San Siro qui accueille habituellement les matches de football de l'Inter et de l'AC Milan, a définitivement pris ses atours olympiques.
Il servira pendant deux heures et demie de cadre à une cérémonie célébrant l'harmonie, avec des chorégraphies, des stars comme Mariah Carey, qui chantera en italien, le ténor Andrea Boccelli et un spectacle qui, selon son directeur artistique Marco Balich, "racontera une Italie jeune et moderne, tournée vers l'avenir, sans se complaire dans la Dolce Vita".
- "Tous derrière vous" -
Innovation de ces Jeux éparpillés sur 22.000 km2 que leurs organisateurs promettent plus respectueux de l'environnement en reprenant des sites de compétition déjà existants, cette cérémonie avec le traditionnel défilé des athlètes, se déroulera en simultané sur trois autres sites, à Cortina, à Livigno et à Predazzo.
Mais c'est bien à Milan que les personnalités politiques sont attendues.
Arrivé jeudi en famille, le vice-président américain JD Vance a rendu visite à la délégation US en pleine préparation pour la cérémonie d'ouverture et a présenté ses Jeux comme l'un des rares événements fédérateurs aux Etats-Unis.
"Tout le pays, démocrates, républicains, indépendants, nous sommes tous derrière vous et nous vous encourageons", a-t-il déclaré aux membres de la délégation américaine.
Pendant ce temps, non loin de là, des militants de Greenpeace ont manifesté contre le parrainage des JO par le géant énergétique Eni, estimant que les émissions de combustibles fossiles menacent la viabilité des sports d'hiver.
Brandissant des banderoles frappées du message "Chassez les pollueurs des Jeux", ils ont installé une maquette des anneaux olympiques recouverte de pétrole noir devant la cathédrale, dans le centre de Milan.
Sur le terrain sportif, le pays-hôte, qui rêve d'améliorer son record de vingt médailles dont sept en or ramenées de Lillehammer (Norvège) en 1994, a débuté "ses" JO par deux succès: dans le tournoi mixte de curling face à la Corée du Sud (8-4) avec le duo sacré champion olympique en 2022, en hockey sur glace, où son équipe féminine a été intraitable face à la France (4-1).
Au lendemain de la coupure d'électricité qui a stoppé brièvement les premiers matches du tournoi de curling, le tournoi de hockey sur glace féminin a connu à son tour un petit accroc.
Le match entre le Canada et la Finlande a du être reportée en raison d'un virus qui a mis sur le flanc quatre joueuses finlandaises, en proie à des vomissements et diarrhées.
O.L.Jiminez--ESF