Mondial-2026: l'Irak essaie de se détacher de la guerre au Moyen-Orient avant son barrage (sélectionneur)
Le sélectionneur de l'Irak s'est employé à protéger ses joueurs de l'actualité de la guerre au Moyen-Orient avant leur barrage d'accession au Mondial-2026 contre la Bolivie, a-t-il expliqué lundi à Monterrey (Mexique).
"Représenter 46 millions de personnes, c'est unique. Une grande partie de mon travail a été sur le côté mental. Les joueurs doivent se concentrer sur eux-mêmes, penser à leur famille, à quelques amis, mais pas au pays entier, sinon c'est trop de pression", a déclaré lors d'une conférence de presse Graham Arnold.
L'Irak affronte la Bolivie mardi soir à Monterrey (dans la nuit de mardi à mercredi 05h00 heure de Paris) avec l'espoir de se qualifier pour la Coupe du monde organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada cet été (11 juin - 19 juillet), ce qui serait une première pour le pays depuis 1986 et l'édition tenue au Mexique.
La préparation de l'équipe pour ce match décisif a été grandement perturbée depuis un mois par la guerre au Moyen-Orient déclenchée par Israël et les Etats-Unis face à l'Iran avec des répercussions dans toute la région. La majorité du groupe a pu rejoindre le Mexique il y a une dizaine de jours après environ trois jours de voyage depuis Bagdad, d'abord par la route pour rejoindre la Jordanie.
"Ça a été un mois très difficile", a souligné l'expérimenté entraîneur australien de 62 ans devant environ 70 journalistes dans les entrailles du stade de Monterrey.
"Je préfère ne pas en parler maintenant (de la guerre au Moyen-Orient). J'ai essayé d'en détacher mes joueurs. Il se passe énormément de choses au Moyen-Orient, s'ils y pensent trop ça va leur abîmer le cerveau. Ils savent ce qu'ils ont à faire pour leur pays. Ces 20 derniers jours ont été très difficiles pour eux, mais désormais ils sont détendus."
Graham Arnold observe qu'une qualification pour un Mondial peut "changer un pays et sa perception".
"En Irak, poursuit-il, il y a une obsession pour le football, c'est le sport principal. C'est un honneur de travailler avec les joueurs, j'ai essayé d'être une figure paternelle cette semaine car j'ai déjà vécu ces situations" de barrage avec l'Australie.
R.Abreu--ESF